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TWEETER N’EST PAS UN CRIME – RETWEET FOR FREEDOM

La liberté d’expression est un droit et un outil fondamental pour la défense des droits humains. De nombreux gouvernements continuent de piétiner ce droit. Ils ont recours à la censure, la menace ou encore l’emprisonnement pour museler la parole des défenseurs des droits humains.

À l’heure où les réseaux sociaux deviennent une tribune pour les défenseurs des libertés, de nombreux pays comme le Bahreïn, les Émirats arabes unis, la Malaisie, bafouent les droits humains en emprisonnant des défenseurs au motif honteux d’avoir dénoncé sur Twitter des abus commis par leur gouvernement.

C’est incroyable, mais aujourd’hui un tweet de moins de 140 caractères peut conduire un défenseur des droits humains derrière les barreaux.

Avec son action RETWEET FOR FREEDOM, la FIDH entend sortir de l’oubli les défenseurs emprisonnés pour avoir tweeté. Nous avons besoin de vous !

Partager ces tweets c’est :

1/ S’opposer à la censure

2/ Mobiliser les décideurs politiques pour qu’un tweet ne puisse plus se transformer en années de prison.

PARCE QUE TWEETER N'EST PAS UN CRIME

 

Soutenez les défenseurs, partagez leurs tweets

Nabeel Rajab (Bahreïn) – Risque 15 ans de prison pour ces tweets

Nabeel Rajab
I visited a young man who was just released from prison - the pictures will tell you how they were treated #Bahrain http://t.co/IHXZXIkyh4
03 novembre 2016

Nabeel Rajab
Save the #Children , #Women & civilian from the war in #Yemen -war brings hatred , miseries & blood but not solutions http://t.co/wh5fniE9XM
03 novembre 2016

Depuis 2011, les autorités du Bahreïn harcèlent sans relâche Nabeel Rajab (président du Centre bahreïni pour les droits de l’Homme - BCHR, et secrétaire général adjoint de la FIDH). Le 14 mai 2015, une cour d’appel a confirmé la condamnation de Nabeel à 6 mois de prison ferme pour avoir "insulté les institutions publiques et l’armée" sur Twitter. Il a purgé la moitié de la peine, avant de bénéficier d’une amnistie royale. Le harcèlement à son encontre a repris le 13 juin 2016. Aujourd’hui derrière les barreaux, il risque d’y passer 15 ans pour d’autres tweets en faveur des droits humains.

Eric Paulsen (Malaisie) Risque 3 ans de prison pour ce tweet

FIDH
If convicted @EricPaulsen101 may face 3 years in prison for this tweet... Tweeting is not a crime! #RT4Freedom… https://t.co/H2l578Ys2Q
31 octobre 2016

Eric Paulsen, avocat spécialisé dans la défense des droits humains et directeur exécutif et co-fondateur de Avocats pour la Liberté, est poursuivi pour sédition et a passé deux jours en détention à cause d’un tweet qu’il a posté le 9 janvier 2016. Dans sa réponse à un commentaire du Ministre de la Défense sur Twitter, il a dénoncé la montée de l’extrémisme au sein du département du développement islamique, le Jakim. Suite à cela, l'Inspecteur général de police a tweeté qu’« une telle déclaration doit faire l'objet d'une enquête dans le cadre de la loi sur la sédition » et que le « PDRM va enquêter conformément à la loi sur la sédition » en ajoutant le mot « Biadap », qui signifie grossier / mal éduqué en malais. Son tweet a par la suite enflammé les réseaux sociaux, et Eric Paulsen a reçu des menaces de mort et a été insulté. Du fait de la pression étatique et publique, il a dû supprimer son tweet. Son procès n’a pas encore été programmé.

Dr. Nasser Bin Ghaith (Émirats Arabes Unis) - Risque 3 à 15 ans de prison pour ces tweets

ناصر بن غيث
ستبقى رابعة رمز للصمود والثبات على الحق من جانب ورمز للعار والتغول بالباطل من جانب آخر .. #ذكرى_فض_رابعة http://t.co/ELrFQv30xh
02 décembre 2016

ناصر بن غيث
مناكبة الظلم ليست خياراً بل قدرٌ محتوم خاصة إن وقع الظلم على الدماء والأنفس .. #رابعة_الذكرى_الأليمة
02 décembre 2016

Dr. Nasser Bin Gaith est un professeur d’économie et défenseur des droits humains, harcelé pour son activisme sur Internet depuis plusieurs années. Le 18 août 2015, il a été arrêté par des agents de la sécurité à Abu Dhabi, quelques jours après avoir publié des commentaires sur Twitter critiquant les services de sécurité égyptiens après la mort de plusieurs centaines de manifestants place Raba'a au Caire deux ans auparavant. Il a été détenu dans un centre secret dans des conditions assimilables à de la disparition forcée pendant plus de neuf mois, jusqu'à l'ouverture de son procès en avril 2016. Il aurait été torturé et mal-traité pendant cette période de détention au secret. Il n'a pu rencontrer son avocat avant la seconde audience de son procès le 2 mai 2016.

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